Le samedi 17 octobre 2026, à Plélan le Grand, l’UNC d’Ille-et-Vilaine
a organisé son premier congrès des jeunes porte-drapeaux. Une journée consacrée à l’histoire, au devoir de mémoire, aux valeurs citoyennes et à la préparation des nouvelles générations à leur rôle au sein du mouvement combattant.
Ils ont entre 12 et 18 ans et sont déjà engagés dans leurs associations locales. Certains participent aux cérémonies patriotiques en portant le drapeau de leur association. Tous ont en commun de vouloir s’investir et de faire vivre les valeurs de l’Union nationale des combattants (UNC).
Réunis à Plélan-le-Grand pour ce premier congrès départemental, ces jeunes filles et garçons ont bénéficié d’une journée de formation et d’échanges, encadrée par Gilles Cadoret, président départemental de l’UNC35, Rémy Hervault et Thierry Jacquet.
Depuis 2024, l’UNC d’Ille-et-Vilaine accompagne ces jeunes dans l’apprentissage de l’une des missions les plus symboliques de son mouvement : celle de porte-drapeau.
Bien plus qu’un drapeau, une histoire à transmettre
Porter un drapeau ne consiste pas simplement à apprendre à le tenir, à se déplacer ou à adopter la bonne position lors d’une cérémonie. Derrière ce geste se trouvent une histoire, des symboles et des valeurs, mais aussi une responsabilité : représenter la mémoire de celles et ceux qui ont combattu, souffert ou donné leur vie pour la France.
La formation a donc été conçue comme un véritable temps de transmission. À partir de diaporamas, les jeunes ont pu découvrir les grandes périodes de notre histoire contemporaine, de la guerre de 1870-1871 jusqu’à nos jours. L’histoire du Souvenir Français, créé en 1887 et reconnu d’utilité publique en 1906, ainsi que celle de l’Union nationale des combattants, ont également occupé une place importante dans les échanges.
L’objectif n’était pas de délivrer un cours magistral, mais de favoriser le dialogue. Les jeunes ont été invités à poser leurs questions, à partager leurs connaissances acquises à l’école et à évoquer les souvenirs transmis par leurs parents ou leurs grands-parents.
Car l’Histoire nationale rejoint parfois directement l’histoire familiale. Découvrir le nom d’un soldat sur le monument aux morts de sa commune ou apprendre qu’un membre de sa famille a été prisonnier de guerre, résistant, déporté ou engagé dans un conflit donne une dimension plus personnelle à la mémoire collective.
La Première Guerre mondiale a notamment permis de mesurer l’ampleur des sacrifices consentis : environ 1,4 million de morts et disparus français, des millions de blessés et d’innombrables familles endeuillées. Derrière chaque nom inscrit sur une plaque ou une stèle se trouve une personne, avec sa famille, ses projets et son avenir.
Les jeunes ont également été sensibilisés au rôle de l’Office national des combattants et des victimes de guerre (ONaCVG), à la reconnaissance due aux anciens combattants et aux victimes de guerre, ainsi qu’à l’importance des grandes journées nationales de commémoration.
L’UNC, une histoire et des valeurs à faire vivre
La journée a permis de retracer l’histoire de l’UNC, née au lendemain de la Première Guerre mondiale pour rassembler les anciens combattants et défendre leurs intérêts. Sa devise, « Unis comme au front », exprime cet esprit de solidarité et de cohésion.
Au fil des générations, l’association a évolué pour accueillir celles et ceux qui ont servi la France dans des circonstances différentes : combattants de la Seconde Guerre mondiale, résistants, soldats ayant participé aux guerres d’Indochine et d’Algérie, militaires engagés dans les opérations extérieures, mais aussi soldats de France et membres associés.
Aujourd’hui, l’UNC poursuit cette évolution en donnant toute leur place aux jeunes. Leur engagement contribue à faire vivre le respect des sacrifices passés, la solidarité, le civisme et la transmission entre les générations.
Apprendre les gestes pour mieux représenter la mémoire
La théorie a été complétée par une démonstration pratique de l’organisation d’une cérémonie commémorative. Les jeunes ont ainsi pu mieux comprendre les exigences liées à leur fonction : la tenue, le comportement, les déplacements et le respect du protocole.
Le drapeau tricolore, comme celui de leur association, représente bien davantage qu’un emblème. Il incarne la République, la Nation et le souvenir de celles et ceux qui ont servi la France. Le porter exige donc dignité, respect et exemplarité.
À l’issue de la formation, chaque participant a reçu un diplôme de jeune porte-drapeau, un Bleuet de France ainsi qu’une cravate « Porte-drapeau UNC ».
Depuis le lancement de cette démarche, plus de 40 jeunes ont ainsi été formés dans le département. Un résultat encourageant qui témoigne de leur volonté de s’engager et de celle de l’UNC35 de préparer l’avenir.
Les Jeunes de l’UNC35, acteurs de l’avenir
Ce premier congrès a également été l’occasion de proposer la création d’un comité des Jeunes de l’UNC35, composé de sept à huit jeunes ayant suivi la formation.
Déjà investis dans leurs associations locales, parfois comme porte-drapeaux, membres de bureaux ou de conseils d’administration, ils pourront désormais proposer des projets et des améliorations pour l’avenir de l’association. Leurs propositions seront présentées au bureau départemental, puis soumises à la validation du conseil d’administration.
Ils auront également pour mission de préparer le deuxième congrès, prévu en 2027.
Cette initiative vise à faire des jeunes de véritables acteurs de la vie départementale, capables d’apporter des idées nouvelles, de favoriser le recrutement et de contribuer au renouvellement de l’UNC, tant par leur âge que par leur vision de l’avenir.
Former les jeunes porte-drapeaux, c’est bien plus qu’assurer la relève lors des cérémonies. C’est leur donner les clés pour comprendre notre histoire, honorer ceux qui nous ont précédés et transmettre à leur tour les valeurs de mémoire, de solidarité et de citoyenneté.
Aux jeunes participants, comme à leurs parents, l’UNC35 adresse un message de fierté et d’encouragement. Leur engagement mérite d’être salué : ils sont les ambassadeurs de l’association auprès des nouvelles générations et les passeurs de mémoire de demain.
Vive les Jeunes de l’UNC35 ! Vive l’Union nationale des combattants !
